
Le rayonnement d’ Excellence Imagerie passe aussi par l’international.
Le 13e congrès international du nouveau débat en urologie et le 6e congrès nord-africain d’Urologie, organisés par l’association marocaine d’endo-urologie (Ameu), se sont tenus les 14 et 15 février à Casablanca (Maroc).
Cet événement scientifique réunit des spécialistes (urologues, oncologues, gynécologues, radiologues et généralistes) autour de sujets d’actualité en urologie : cancer du rein, tumeur de la vessie, cancer de la prostate, lithiase urinaire et médecine régénérative.
Parmi les experts internationaux, le Dr Alain Dana, président d’Excellence Imagerie, est intervenu, aux côtés du Dr Justine Mugnier, sur les nouvelles pratiques liées à l’IRM prostatique.
🔹IRM prostatique : que faut-il exiger du radiologue ?
Cette IRM permet la détection précoce du cancer de la prostate, aide à guider la biopsie et évalue l’extension du cancer. Elle a en outre une grande précision diagnostique, avec une différenciation des lésions bénignes et malignes. En suivi post-chirurgical ou post-thérapeutique, elle est parfaitement adaptée à la surveillance des récidives. Elle nécessite une expertise pointue du radiologue dans l’interprétation des images de la prostate avec idéalement une surspécialisation en imagerie uro-néphrologique. Il doit être capable de fournir un score PI-RADS adapté (de 1 à 5) en fonction de l’apparence des lésions et d’autres scores désormais nécessaires : le PI-QUAL (échelle pour évaluer la qualité technique des acquisitions IRM) et le PRECISE (pour standardiser le suivi des patients sous surveillance active).
🔹Biopsies de la prostate : ciblées ou traditionnelles ?
« Le cancer de la prostate est aujourd’hui le deuxième cancer le plus fréquent chez l’homme. Un diagnostic précis est indispensable afin d’adapter au mieux la prise en charge thérapeutique. En utilisant la biopsie traditionnelle, il y a un risque de manquer des tumeurs agressives mais aussi de détecter des cancers indolents. La biopsie ciblée par IRM multiparamétrique permet une meilleure détection des cancers cliniquement significatifs ».
Le Dr Dana est également intervenu, en binôme avec le Dr Ophélie Dana (AP-HP), sur la nouvelle classification Bosniak des masses rénales kystiques. Elle permet de différencier les kystes ne nécessitant aucune action thérapeutique (Bosniak I et Bosniak II) et les kystes nécessitant un traitement chirurgical du fait de leur caractère suspect (Bosniak III et Bosniak IV). Enfin, la catégorie 2F (F comme follow up) nécessite une surveillance pendant cinq ans.